Ma Bibliothèque Bleue

Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe. Jules Renard

Le roi des crânes

Ne vous attendez pas à lire un polar comme un autre avec Laurent Guillaume. Le roi des crânes est une œuvre de fiction qui dépasse certainement la réalité du quotidien des forces de police. Un flic de plus qui écrit allez vous me dire ? Je vous arrête (enfin, pas avec les menottes !). C’est un écrivain, un littéraire qui signe là. Le récit est fluide, sans temps mort, précis. Les personnages édifiants, attachants.

Pour preuve, cet extrait qui me tient cœur :
 » Il flottait dans l’air épais un parfum de putréfaction, l’odeur grasse de la mort. Il avait beau savoir que tout cela n’était qu’une chimère, le produit onirique de son esprit esquinté, il ne pouvait se défaire de l’intime conviction que c’était réel, qu’elles lui faisaient passer un message. Il devait payer le prix du sang. Elles s’avancèrent vers lui, glissant silencieusement dans son esprit, les yeux étincelants comme des soleils. »

Vous en conviendrez, en découvrant les aventures du major Makovski, vous aller à la rencontre d’un écrivain incontestable. Ce polar est beau et grand. Un véritable script pour œuvre cinématographique. Souhaitons qu’Olivier Marchal, qui le préface, pourra porter à l’écran cette intrigue qui, dès la dernière page tournée, nous laisse un goût de « j’en reprendrais bien un peu plus » dans la bouche.
Après Hervé Jourdain et Sang d’encre au 36, les éditions Les Nouveaux Auteurs font un sans faute tout à fait remarquable.

Résumé :
Le major Makovski , après 20 ans de BAC (brigade anti-criminalité) accepte une affectations aux Stups, renonçant aux rondes de nuit…Naitra bientôt entre lui et Keîta, son nouveau chef d’unité, une complicité et amitié à toute épreuve. Mais bosser aux Stups n’est pas une promenade de santé. Lorsqu’une jeune magistrate est poignardée dans le parking même du palais de justice, la machine s’emballe et les démons de ses vieilles colères refont surface. Il n’est bientôt plus question de procédures et de paperasses, mais à nouveau de l’instinct du chasseur, de celui de la survie… Surtout quand la proie se révèle plus redoutable que le prédateur…

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Cette entrée a été publiée le 23 mars 2010 par dans Lecture, Polar, et est taguée .

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