« Je me suis enroulée dans le drap. J’ai préparé mon petit-déjeuner et j’ai dansé. Pour moi, pour le plaisir, parce qu’il y avait cette joie, cette énergie. Parce qu’il y avait en moi, soudainement, une soif de vie, une énergie puissante qui devait exulter. Je ne savais pas d’où cela venait et je n’avais pas envie de me poser la question. Je n’en pouvais plus de toujours tergiverser sur tout. »
Derrière la douce couverture de ce roman se dévoile une histoire qui aurait pu être banale.
A quarante ans, être abandonnée par son mari qui préfère une bien plus jeune, c’est du déjà vu. Ensuite, il faut partir, s’organiser avec les enfants, un nouveau travail … Et pourquoi pas aussi abandonner le maquillage, changer de garde-robe ?
Anne, une femme vulnérable, qui a toujours vécu selon des principes d’éducation très stricts, prend sa liberté en décidant de devenir elle-même. Elle va combattre ses peurs et vivre ses désirs, assouvir ses fantasmes.
David von Grafenberg brosse le portrait d’une femme moderne et d’une étonnante sensualité.
Le texte reste prudent, malgré quelques scènes qui suggèrent plus qu’elles ne dévoilent.
L’auteur aborde sans tabou le désir, le plaisir, le libertinage, mais aussi l’homosexualité. Avec délicatesse, toujours.
Madame de X est un roman surprenant, à l’écriture romantique et sensuelle. C’en est d’ailleurs troublant puisque l’auteur est un homme.
À découvrir sans tarder ; à lire comme on relève un défi !
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Résumé :
Anne, la quarantaine, divorcée, deux enfants, peine à refaire sa vie. Alors quand elle décroche un poste dans une petite librairie française en Toscane, elle n’hésite pas un instant. Ale, une jeune étudiante qui la prend sous son aile, la persuade même de ne pas renoncer à l’amour. Elle lui parle de cette légende italienne selon laquelle toute femme qui s’adonne à cinq hommes différents entre deux pleines lunes voit son rêve le plus cher se réaliser. Anne s’embarque dans cette quête où le désir règne en maître. Mais les intentions de sa nouvelle amie sont-elles aussi bienveillantes qu’elle le suppose ?