Ma Bibliothèque Bleue

Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe. Jules Renard

La déesse des petites victoires

« A l’échelle d’une vie, l’absolu est pavé de beaucoup de petits renoncements. »

C’est un roman extraordinaire, et pourtant, je l’avoue, je n’aime pas les romans historiques. Mais ce qu’écrit Yannick Grannec, c’est une actualité de notre siècle. « Confessions d’une femme amoureuse d’un homme hors du commun » pourrait être le sous-titre de cette fiction qui s’appuie néanmoins sur des vérités scientifiques et des faits divers avérés.

« Pauvre petite chose. Moi, j’ai été jugée toute ma vie. Incapable, stupide, vulgaire. Jamais à la hauteur. J’ai pleuré, tapé du pied contre toutes ces portes closes, mais je suis restée « l’Autrichienne ». »

Adèle est une femme qui a aimé passionnément un génie. Une vie loin d’être facile, depuis l’entre-deux guerres, en passant par la montée du nazisme en Europe, puis dans l’exil américain. Comment une danseuse de cabaret réussira-t-elle à partager le quotidien si torturé de son mari. Avec quelle force et quel humour, elle invitera à sa table Albert Einstein et autres prix Nobel de physique.
L’auteur sait distiller avec talent l’émotion des sentiments d’amitié et d’amour, la peur de l’avenir, la solitude, la détresse, la folie … Le rythme est juste grâce à l’alternance des chapitres où se répondent deux degrés de narration, le témoignage à Anna et les souvenirs d’Adèle. Un premier roman et d’ors et déjà une réussite.

Accessible au néophyte, un roman captivant !

Résumé :
Université de Princeton, 1980. Anna Roth, jeune documentaliste sans ambition, se voit confier la tâche de récupérer les archives de Kurt Gödel, le plus fascinant et hermétique mathématicien du XXe siècle. Sa mission consiste à apprivoiser la veuve du grand homme, une mégère notoire qui semble exercer une vengeance tardive contre l’establishment en refusant de céder les documents d’une incommensurable valeur scientifique. Dès la première rencontre, Adèle voit clair dans le jeu d’Anna. Contre toute attente, elle ne la rejette pas mais impose ses règles. La vieille femme sait qu’elle va bientôt mourir, et il lui reste une histoire à raconter, une histoire que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne flamboyante des années 1930 au Princeton de l’après-guerre ; de l’Anschluss au maccarthysme ; de la fin de l’idéal positiviste à l’avènement de l’arme nucléaire, Anna découvre l’épopée d’un génie qui ne savait pas vivre et d’une femme qui ne savait qu’aimer.

Le prix des libraires 2013

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Cette entrée a été publiée le 7 octobre 2012 par dans Lecture, Roman, et est taguée .

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