Ma Bibliothèque Bleue

Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe. Jules Renard

Doux comme la mort

S’il y a une certitude dès le départ à la lecture de ce thriller, c’est bien la maîtrise du récit et du suspens. Laurent Guillaume connaît les ficelles du métier et nous entraîne entre la France et le Mali pour une aventure politico-socio-narco-humaine.

« (…) Bamako grouillait d’une vie palpitante jusque tard dans la nuit. Partout des vendeurs de rues proposaient leur camelote chinoise dans des boutiques de planches rapiécées et de tôle ondulée. Des gosses débraillés et piaillant jouaient au milieu des rats qui grouillaient dans la poussière. Des jeunes flirtaient assis sur leurs mobylettes chinoises. Cette ville débordait d’une vitalité primitive qui ne connaissait pas de répit. »

Un roman qui ne laisse pas le temps, ni au lecteur, ni aux personnages, de souffler ne serait-ce que quelques minutes. Et pourtant, on aimerait prendre le temps de côtoyer les protagonistes si attachants, comprendre leurs peurs, leur colère, leurs espoirs. On souhaiterait passer plus de temps à découvrir les terres africaines décrites si brillamment, ou encore flâner dans la fraîcheur des Alpes. Mais l’action qui ne laisse rien au hasard nous emporte tout droit vers la mort : les phrases percutent, les couteaux sont tirés, les balles fusent. Au final, tout vol en éclat selon un schéma totalement inattendu.

Depuis Jean-Christophe Grangé, nous n’avions pas eu en France un écrivain aussi exceptionnel.
Un roman noir d’une grande sensibilité qui devrait ravir les lecteurs exigeants.

Rentrée littéraire 2011 : sortie le 5 septembre

Résumé :
Le Messager, ancien commando de marine, est un mercenaire utilisé par les services français. Chargé d’assassiner un des leaders d’Al-Qaïda, au moment où il doit presser la queue de détente de son arme, il se rend compte qu’il a été trahi par ses commanditaires.
Julien Vittoz, est l’ancien ministre dela Défense. Sa brillante carrière a été compromise par l’échec de la libération d’un otage. Il s’est replié dans sa ville des Alpes. Marc Andrieu est un spécialiste de l’anti terrorisme. Mais depuis la disparition de sa fille, il n’est plus qu’un individu à la dérive.
Julien Vittoz élabore un plan machiavélique pour assurer son retour. Son arme : le Messager, sa cible, Marc Andrieu. Mais on ne manipule pas sans risques des êtres pour lesquels la mort ne signifie plus grand chose.
Sur la route sanglante du Messager, qui va le mener d’Afrique de l’Ouest à la France, on va croiser Estelle Jeannin, la femme flic amoureuse déçue, Gabriel Milan, le jeune officier au parcours exemplaire, Damien Deloncourt, le galeriste parisien, Ibrahim Bari, l’énigmatique militaire malien, Yohann Béranger, l’acteur de films X reconverti dans le Mad-Dog le biker à la machette, Ben Djibril, le Djihadiste salafiste.

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Un commentaire sur “Doux comme la mort

  1. Anonyme
    7 décembre 2011

    J'ai aimé ce roman du début à la fin. Je recommande, c'est passionnant. Les personnages attachantes. Merci.

    J'aime

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Cette entrée a été publiée le 24 août 2011 par dans Lecture, et est taguée .

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