Ma Bibliothèque Bleue

Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe. Jules Renard

La patience des buffles sous la pluie

« Un jour qui se lève, aussi merdique soit-il, même en novembre, même par temps de pluie, est toujours plus prometteur qu’un soir de juin qui a tout dit. »

70 ! Oui, ce petit livre contient 70 nouvelles, de quelques lignes à quelques pages. Un vrai concentré de vie. Une écriture fine et ciselée, un plaisir de lecture exceptionnel qui me fait penser à la plume de Nicolas Bleusher.

« Je m’en souviens très bien, de cette aube où la fatigue nous servait de béquille pour rejoindre notre hôtel … »

Presque impossible de dire que l’on a préféré « Recommandé » , « La splendeur de l’ennui », « Douleur », ou « Tous ses livres ». David Thomas offre à son lecteur le nec’ le plus ultra et l’on ne peut que le siroter lentement pour ravir nos papilles intellectuelles.

« J’ai eu envie de javelliser les vingt dernières années de ma vie, de tout aseptiser.
J’ai eu envie de remonter tout ce temps dont je n’ai pas fait grand-chose, d’appuyer sur « play » et de n’entendre que du silence. »

Un livre de poche à mettre entre toutes les mains, à offrir et à s’offrir. La vie est là et nulle part ailleurs !

Résumé :
Une succession de voix d’hommes et de femmes de tous âges. Précis de la vie quotidienne ou dramatique, ces textes sont des petits croquis de gens plus moins ordinaires aux prises avec leurs doutes, leurs convictions, leurs failles, leurs forces et leurs petitesses. Dans chacun de ces polaroïds, les personnages s’expriment avec leur propre langage. Certains avec familiarité, d’autres avec retenue, ou encore naïveté, mauvaise foi ou élégance. C’est parfois drôle, parfois un peu moins. Il y est souvent question d’amour, de désamour, d’ennui ou de bonheur de la vie conjugale, mais aussi de ces moments insignifiants de l’existence qui nous révèlent autant que les grands rendez-vous. Les joies côtoient les peines, les vérités redressent les apparences, on se ment ou se livre sans pudeur comme on le ferait à un inconnu dont on se moque du jugement. On dit le faux pour adoucir le vrai, on hurle le vrai, fatigué par le faux, on fuit, on se repent, on ironise, on supplie, on se fâche, bref, on tente simplement de rester vivant. Et ce, autant dans le rire que dans l’amertume.

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Un commentaire sur “La patience des buffles sous la pluie

  1. jacky caudron
    4 août 2011

    Je l'ai acheté après avoir lu ta critique…et quelques nouvelles plus tard je confirme…un bijou…à lire absolument…

    J'aime

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Cette entrée a été publiée le 9 juillet 2011 par dans E-Book, Lecture, Nouvelles, et est taguée .

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