
Dans le cadre de mon opération « dépoussiérage de PAL » de l’été, j’ai sorti de ma bibliothèque Excusez-moi pour la poussière, de Jean-Luc Seigle.
Et cette fois, ce n’est pas un roman, mais une pièce de théâtre, consacrée à la figure littéraire new-yorkaise des années 1950 : Dorothy Parker.
J’aime particulièrement le théâtre et j’ai la chance de résider dans le sud, ce qui me permet de profiter chaque été de l’effervescence du Festival d’Avignon et de découvrir de nombreuses créations. J’avais acheté ce texte dans une librairie spécialisée en théâtre après avoir lu une excellente critique de sa représentation en 2016.
En huit tableaux, Jean-Luc Seigle fait revivre une Dorothy Parker brillante, caustique, provocatrice et profondément libre. À travers ce portrait, il évoque aussi l’Amérique du maccarthysme, les combats d’une femme engagée et les contradictions d’une personnalité aussi fascinante que tourmentée.
J’ai aimé la vivacité des dialogues, l’humour mordant et la personnalité de l’écrivaine américaine qui donne à cette courte pièce une énergie incroyable.
Une lecture différente de celles que je fais habituellement, mais qui me rappelle pourquoi j’aime tant le théâtre : quelques pages peuvent suffire à faire naître tout un personnage sur scène.
Résumé :
Elle ne chante pas et pourtant Dorothy Parker a tout d’une diva. Habillée par Dior, elle observe l’Amérique de son temps avec un sens de l’humour décapant qui n’a d’égal que son élégance. Subversive, alcoolique, cruelle, indignée, elle égratigne la société américaine qui ne rêve plus. Auteur de quelque quatre-vingts nouvelles, elle a fait de sa vie le roman que l’Amérique attendait et qu’elle n’a jamais écrit.