
Dans le cadre de mon opération « dépoussiérage de PAL » de l’été, j’ai sorti de ma bibliothèque Le Silence de François Léotard, un court roman (paru en 2007) qui attendait, lui aussi, son heure.
Derrière ce récit qui prend pour point de départ le silence de Simon Leibowitz, un homme qui n’a plus prononcé un mot depuis 1944, se déploie une histoire de mémoire, de secrets et de blessures liées à la Seconde Guerre mondiale. Livia, une jeune étudiante, va chercher à comprendre ce mutisme et plonger progressivement dans le passé de cet homme, au cœur des Alpes et de la Résistance italienne.
Mais ce qui m’a surtout séduite, c’est l’écriture de François Léotard. Riche, dense, parfois poétique, elle donne à ce roman une ampleur étonnante.
Je suis entrée dans cette histoire avec curiosité et je l’ai refermée avec un véritable énorme coup de cœur. Comme quoi, notre PAL sait parfois garder précieusement quelques pépites pendant des années… Il suffit simplement de décider, un jour, de les en sortir.
Résumé :
Depuis 1944, l’écrivain Simon Leibowitz n’a plus prononcé un mot : il avait alors 10 ans. Fascinée par ce mutisme et le mystère qui entoure l’homme, Livia, une jeune française orpheline, étudiant l’histoire à Rome, décide de lui écrire. Ils échangent quelques lettres avant que Simon ne mette brutalement fin à leur correspondance. Dans son dernier courrier, quelques vieilles photographies : une église de campagne ; un portrait d’enfant aux côtés d’un chien avec en arrière-plan, un homme au sourire figé ; un groupe de jeunes gens armés, à la lisière d’une forêt? Dès lors, Livia n’aura de cesse de comprendre. Le mutisme de Simon est-il un refus du monde ou au contraire la décision d’un sage ? Où ont été prises ces photographies ? Pour quelle raison Simon s’enferme-t-il dans son silence ? Pourquoi quelques années auparavant a-t-il tiré en pleine rue sur un ancien officier allemand ?