Ma Bibliothèque Bleue

Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe. Jules Renard

Tout sera oublié

« Qu’est-ce qu’un monument ? C’est un bâtiment en soi inutile. Un musée
sans musée. Un genre de croix. Une mosquée sans fidèles, une église sans
Dieu. Un symbole. Une présence de ce qui n’est plus. »

 

Ce roman graphique est surprenant.
Avec des mots simples, des phrases courtes, Mathias Enard souligne la difficulté de rapporter un événement douloureux.
Pierre Marquès signe des photos retravaillées à la gouache de Sarajevo et de Belgrade révélant les stigmates de la guerre.

« Les camps font d’immenses musées du vide, de la solitude et de l’oubli. »

 

Un livre lourd, un hommage à la mémoire.

 

Résumé :
L’été 1991, les Serbes, les Bosniaques, les Croates commencent à se foutre sur la gueule et vingt ans plus tard on me demande d’imaginer un monument qui ne soit ni serbe ni bosniaque ni croate pour cette guerre oubliée plus que terminée.
Seul un artiste international comme vous peut dessiner quelque chose d’intéressant, on m a dit. Quelque chose qui ne soit pas partisan, on m’a dit. Qui prenne en compte les souffrances de tous les camps, on m’a dit. Drôle d’idée qu un monument à la souffrance, j’ai pensé, Pierre Marquès.
C’est alors que commence pour les auteurs une traversée des ruines de cette guerre balkanique, pour qui « les souvenirs, les traces, les marques sur les façades, sur les visages, le passé devient la seule façon de voir le présent. » Un roman graphique, premier d une longue série.
Pierre Marquès, dit Mathias Énard, reprend et transforme les grandes problématiques de l’art contemporain, donnant ainsi une signification profonde et engagée à un médium que certains croyaient en danger d’extinction : la peinture.

 

2 commentaires sur “Tout sera oublié

  1. Elisa
    10 novembre 2015

    Une chronique qui donne envie d’aller feuilleter ce vide. Et qu’as-tu pensé de ce voyage ? Je crains un texte obscur et difficile d’accès…

    J’aime

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Cette entrée a été publiée le 12 juillet 2013 par dans Lecture, Roman, et est taguée , .

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Belle endroit pour cette boîte à livres !
La forêt était impénétrable. Aux chênes, pins, châtaigniers et épicéas gigantesques succédèrent des hêtres démesurés et des haies d’aubépine qui voisinaient avec une grande variété de fougères et de mousses. Des lianes et du lierre grimpant enlaçaient les arbres, atteignant parfois les plus hautes branches. La palette de verts s’exprimait dans toutes les tonalités, du plus tendre au plus profond, enluminés de bleu, de marron, de jaune et de rouge.
Merlin avait besoin de solitude, de silence et de recharger ses forces. Il sourit à l'évocation de ses amis les arbres et se retrouva au milieu d'eux, dans sa chère forêt de Brocéliande.
D’innombrables légendes celtes et bretonnes se déroulent ici, des histoires extraordinaires, millénaires pour certaines. Mais c’est au roi Arthur et aux chevaliers de la Table tonde que Brocéliande doit sa plus grande gloire.
En voilà une boîte bien pleine !
C’est une des fontaines les plus célèbres au monde. C’était déjà un lieu de culte dans la nuit des temps, et, pour les anciens Celtes, le royaume des fées et le domaine ancestral des druides. Depuis toujours, l’eau de la source est réputée produire des effets magiques.
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Mais qui se cache derrière les colonnes de cet ancien tribunal ? Lagirafe... C'est la Médiathèque de Montfort sur Meu. Original, non ?
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