J’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir Bisa Béa, Bisa Bel, d’Ana Maria Machado, un roman dont mon exemplaire a une valeur toute particulière puisqu’il m’a été dédicacé par l’autrice en 2015.

C’est l’histoire d’Isabel, qui découvre une vieille photographie de son arrière-grand-mère lorsqu’elle était enfant. Peu à peu, la jeune fille va dialoguer avec Bisa Béa, tandis qu’une autre voix, venue du futur, celle de son arrière-petite-fille, vient à son tour s’immiscer dans cette étonnante conversation.
J’ai particulièrement aimé le côté transgénérationnel du roman, et surtout les décalages entre les époques : les mots, les habitudes, les façons de penser et de voir la vie ne sont évidemment pas les mêmes. Mais derrière cette histoire pleine de légèreté se cache aussi une réflexion intéressante sur la transmission, l’évolution de la condition des femmes et la manière dont chaque génération construit sa propre identité.
Une lecture originale, drôle et pleine de fraîcheur, qui m’a beaucoup plu.
Résumé :
Isabel a un secret, bien caché sous ses vêtements : elle a trouvé, parmi les souvenirs de sa mère, une photo couleur sépia de son arrière-grand-mère quand elle était enfant. Ce portrait n’est pas comme les autres, car Béatriz, surnommée affectueusement Bisa Béa, décide de ne plus être une simple petite fille de carton et de loger à l’intérieur de son arrière-petite-fille pour en connaître davantage sur sa vie. Isabel, tout d’abord étonnée, est conquise par ce bout de femme qui lui fait découvrir des anecdotes et des coutumes du siècle passé. Mais quand Béatriz se met à donner des conseils pour avoir un amoureux et devenir une fille bien comme il faut, le choc des générations s’avère explosif et Isabel aura besoin de l’aide inattendue et incroyable de son arrière-petite-fille P’tite Bette venue du futur pour faire entendre sa propre voix et sa manière de voir les choses.