« Nora tissait un lien invisible avec l’île, la contemplait, la laissait grandir en elle. C’était une expérience singulière. Bientôt elle ne sut plus si elle possédait l’île ou si l’île la possédait.
Cette île et son orgueilleuse désolation, cette île indomptée et foisonnante de vie était une énigme. Un univers des premiers jours de la création, inconnu, primitif, immémorial. Epoustouflant. L’apprivoiser était vertigineux. »

Depuis l’adolescence, j’ai un rêve, celui d’aller aux Galapagos. Je ne me souviens pas d’où vient cette idée. Lorsque j’ai lu le résumé du roman de Catherine Bardon, Un rêve immense, je me suis dit que ce livre était fait pour moi.
Alors que l’Allemagne bascule doucement vers le nazisme, deux idéalistes quittent tout et partent vers une terre hostile qu’ils voudraient transformer en paradis terrestre.
Sur cette île sauvage, la liberté rime avec l’isolement. Et l’équilibre reste précaire, au fil de l’arrivée d’autres pionniers et du passage des navigateurs.
L’auteure s’est inspirée de faits réels qui se sont passés au début des années 30. Le récit est fort de descriptions fabuleuses de la faune et la flore environnante. Les conditions de vie décrites supposent une documentation importante, un travail considérable.
Une belle découverte. Un roman passionnant et dépaysant !
Résumé :
Berlin, 1927, Nora rencontre Ludwig. Nourri de théories libertaires, passionné de philosophie, végétarien, cet homme singulier aspire à changer de vie. Nora tombe sous son charme et se convertit vite à son désir de nouveauté. Et s’ils quittaient cette Allemagne exsangue pour se réinventer ailleurs ?
Ensemble, ils découvrent l’existence de Charles, une île déserte de l’archipel des Galápagos. L’endroit leur semble parfait, Nora aime les animaux et la nature, Ludwig pourra y écrire ses traités de philosophie loin du bruit du monde. Quelques mois plus tard, en débarquant sur Charles, ils croient toucher du doigt leur rêve immense : une autre vie peut commencer.