Ma Bibliothèque Bleue

Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe. Jules Renard

La nuit du second tour

Eric Pessan La Nuit du second tour« A force de trahisons, à force de renoncements, à force d’immobilisme, à force de réalisme, à force de donner l’impression qu’ils n’y sont pour rien, à force de laisser croire qu’ils ne peuvent absolument pas influer sur l’ordre des choses, à force d’orgueil, à force de dédain, à force de morgue et d’ignorance, les partis politiques traditionnels ont fini par provoquer la catastrophe, se dit Mina. Elle vomit le mot pragmatisme. »

La nuit du second tour est un roman très fort, il a l’intensité de l’amour perdu, celui de David et Mina.

Eric Pessan nous fait le récit d’une tragédie sociale au travers les yeux de deux êtres qui se sont séparés.
David erre dans un Paris en proie à la folie d’un résultat électoral.
Mina vogue en pleine mer vers un horizon qu’elle sent aussi incertain.

Que s’est-il passé pour que chacun en arrive là ? La routine ? La pression professionnelle ? Quand David est-il devenu « un pauvre type qui peine à se maintenir au-dessus de l’invisibilité » ? Depuis quand Mina donne-t-elle le change aux gens qui « l’imaginent heureuse, ils la croient lorsqu’elle sourit ‘ça va’ à leur mécanique question du matin. »

Alors que le pays est à feu et à sang, les questions se posent en terme de société, de travail, de citoyenneté … Le résultat des urnes est-il le reflet de la voix du peuple ?

Cette fiction pourrait bien ne plus en être une d’ici quelques semaines.
L’auteur pose et propose de multiples réflexions, et, malgré la tristesse du constat, il y a une grande beauté dans ses mots et dans ses phrases.

Un roman intelligent et éloquent. Un livre singulier. A lire et à penser !

 

Lire un extrait

 

Résumé :
Le soir du second tour des élections présidentielles la ville s’embrase, le pire est arrivé. David se retrouve à déambuler face aux émeutes et à sa vie ratée. Mina, elle, a préféré s’embarquer sur un cargo pour les Antilles pour ne pas assister à la débâcle. Deux êtres en proie à l’impuissance d’aimer qu’une nuit de cataclysme va profondément changer. Deux voyages intérieurs qui s’entremêlent en fiévreuses et subtiles sinuosités.
Eric Pessan poursuit une œuvre singulière, souvent mélancolique, explorant les liens étroits entre la vie intime et le désarroi collectif, qui empêche parfois jusqu’à la possibilité de se réinventer.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Information

Cette entrée a été publiée le 16 février 2017 par dans Lecture, Roman, et est taguée .

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Rejoignez 2 308 autres abonnés

Articles les plus populaires

Le Petit Prince
Le piano oriental
Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent

Insta Livres

Quelle joie de retrouver les lecteurs au sein de la médiathèque de Salon de Provence !
Décollage immédiat pour Cuba, c'est aujourd'hui à 18h sur @radiotouloubre
Merci ma Gi💖 pour ce bonheur en branche qui embaume si délicatement ma bibliothèque 🌼
Les rendez-vous littéraires sont le mardi soir sur @radiotouloubre. Dès 18h, retrouvez moi en compagnie d'Anthony Lucchini pour une évasion au pays des kangourous.
Après "Hier encore c'était l'été" et "Danser encore", c'est avec joie que j'ai retrouvé cette bande d'amis qui sont devenus un peu les miens depuis le premier roman de Julie De Lestrange. Avec "Nous, les magnifiques", nos potes n'ont plus 15 ans, ni même 30, ils sont des quadra installés dans un quotidien sans surprises, une petite vie peinard. Jusqu'au jour où un événement va venir bousculer l'équilibre que l'on croyait solide. Quand il faut se remettre en question, c'est souvent plus facile à dire qu'à faire.
"Justan Lockholmes et la Morsure du Serpent" est le 2ème tome de la série signée C.D. Darlington.
J’ai du mal avec les romans qui se passent dans un futur lointain, dans des mondes imaginaires... Mais c’est pareil pour les romans historiques. Et puis, parfois, une pépite se glisse dans mes lectures. C’est le cas avec Funeste Albion. C’est une dystopie qui projette le lecteur en 2100, mais tout en douceur, sans rien brusquer et sans oublier ce que fût le pays ces dernières dizaines, voire centaines dernières années. La Grande République Britannique a pris le pouvoir après la déchéance de la royauté en Outre Manche. 
Oui j'apprécie ce privilège de lire avant sa date de sortie le tout dernier roman de Julie De Lestrange. Je sais que je vais retrouver avec plaisir Alexandre, Marco, Claude, Anouk et Sophie, mes amis de "Hier encore, c'était l'été" et "Danser encore".
%d blogueurs aiment cette page :