Ma Bibliothèque Bleue

Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe. Jules Renard

La vie en sourdine

Bien avant de débuter ce blog, j’avais lu tous les romans de David Lodge. Impossible de ne pas succomber à l’écriture comique, tragique et merveilleusement autobiographique, du romancier britannique.

« La surdité est une sorte d’avant-goût de la mort, une très longue introduction au long silence dans lequel nous finissons tous par sombrer. »

Humour et dérision sont toujours d’actualité pour ce titre qui se veut le plus personnel de tous.
Une fois les premières pages tournées, on ne peut plus se détacher de l’histoire et l’on pourrait presque regretter le point final qui arrive trop brutalement.
Subtile variation sur le thème du malentendu, Lodge excelle ! Vous pouvez y aller « les yeux fermés » !

Résumé :
Desmond a des problèmes d’ouïe. Et d’ennui. Professeur de linguistique fraîchement retraité, il consacre son ordinaire à la lecture du Guardian, aux activités culturo-mondaines de son épouse, dont la boutique de décoration est devenue la coqueluche de la ville, et à son père de plus en plus isolé là-bas dans son petit pavillon londonien. Lors d’un vernissage, alors que Desmond ne comprend pas un traître mot de ce qu’on lui dit et répond au petit bonheur la chance, une étudiante venue d’outre-Atlantique lance sur lui ce qui ressemble très vite à une OPA. Pourquoi Desmond ne l’aiderait-il pas à rédiger sa thèse ? Le professeur hésite. Pendant ce temps son père, martial, continue à vouloir vivre à sa guise et son épouse à programmer d’étonnants loisirs…

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Cette entrée a été publiée le 20 juillet 2011 par dans Lecture, Roman, et est taguée .

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Belle endroit pour cette boîte à livres !
La forêt était impénétrable. Aux chênes, pins, châtaigniers et épicéas gigantesques succédèrent des hêtres démesurés et des haies d’aubépine qui voisinaient avec une grande variété de fougères et de mousses. Des lianes et du lierre grimpant enlaçaient les arbres, atteignant parfois les plus hautes branches. La palette de verts s’exprimait dans toutes les tonalités, du plus tendre au plus profond, enluminés de bleu, de marron, de jaune et de rouge.
Merlin avait besoin de solitude, de silence et de recharger ses forces. Il sourit à l'évocation de ses amis les arbres et se retrouva au milieu d'eux, dans sa chère forêt de Brocéliande.
D’innombrables légendes celtes et bretonnes se déroulent ici, des histoires extraordinaires, millénaires pour certaines. Mais c’est au roi Arthur et aux chevaliers de la Table tonde que Brocéliande doit sa plus grande gloire.
En voilà une boîte bien pleine !
C’est une des fontaines les plus célèbres au monde. C’était déjà un lieu de culte dans la nuit des temps, et, pour les anciens Celtes, le royaume des fées et le domaine ancestral des druides. Depuis toujours, l’eau de la source est réputée produire des effets magiques.
L’interprétation usuelle a fait de broce, « forêt », et de liande, « lande », l’origine du nom, mais en réalité celui-ci vient de la langue celtique et signifie « la forteresse de l’Autre Monde ».
Mais qui se cache derrière les colonnes de cet ancien tribunal ? Lagirafe... C'est la Médiathèque de Montfort sur Meu. Original, non ?
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