« À présent, dans cette rue froide, elle prend conscience d’une chose. Que cette rencontre était ce qu’elle attendait, que quelqu’un partage sa vérité avec elle. Après quatre ans de guerre et encore deux ans d’anciens soldats, jour après jour, c’est ça qu’elle voulait, c’est ça qu’elle recherchait. La vérité de quelqu’un. »
Ce premier roman de Anna Hope est tout simplement beau. Par son écriture, par son histoire.
La jeune auteur britannique offre au lecteur un récit d’après-guerre emprunt d’espoirs, d’amour, mais aussi de tristesse, de non-dits, alors que la nation s’apprête à célébrer l’héroïsme. Vies contrariées, destins brisés, comment vivre au quotidien ? Faut-il se souvenir ou oublier ?
Anna Hope dresse le portrait sensible, intense, de ces femmes, épouses, financées, mères fassent à l’horreur.
Son incroyablement travail de documentation est à souligner, car certainement à la source du succès que remporte déjà ce titre.
Magnifique !
Résumé :
Durant les cinq premiers jours de novembre 1920, l’Angleterre attend l’arrivée du Soldat inconnu, rapatrié depuis la France. Alors que le pays est en deuil et que tant d’hommes ont disparu, cette cérémonie d’hommage est bien plus qu’un simple symbole, elle recueille la peine d’une nation entière.
À Londres, trois femmes vont vivre ces journées à leur manière. Evelyn, dont le fiancé a été tué et qui travaille au bureau des pensions de l’armée ; Ada, qui ne cesse d’apercevoir son fils pourtant tombé au front ; et Hettie, qui accompagne tous les soirs d’anciens soldats sur la piste du Hammer-smith Palais pour six pence la danse.
Dans une ville peuplée d’hommes incapables de retrouver leur place au sein d’une société qui ne les comprend pas, rongés par les horreurs vécues, souvent mutiques, ces femmes cherchent l’équilibre entre la mémoire et la vie. Et lorsque les langues se délient, les cœurs s’apaisent.
Je note , merci .
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