Ma Bibliothèque Bleue

Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe. Jules Renard

Le vieux qui déjeunait seul

Le vieux qui déjeunait seul - Lea Wiazemski« Depuis le premier jour où il a poussé la porte du restaurant, un soupçon de paix s’est installé en moi. Face à lui, j’ai ressenti le désir de me sentir propre, libérée de ma salissure atavique. Mon besoin viscéral de me faire du mal et de prendre des risques, de m’abîmer presque chaque nuit dans des bras inconnus choisis justement parce qu’ils sont ceux d’inconnus, qui ne me connaîtront jamais, semble disparaître petit à petit, comme si mon âme voulait être digne de lui, le mériter. »

Ce roman est tout simple, vrai, touchant, bouleversant.
L’écriture de Lea Wiazemski pose délicatement les situations et plonge le lecteur dans une histoire sincère où douceur et drames se mélangent, où la vie et la mort se donnent le change.
L’auteur nous sert sur un plateau de mélancolie des personnages d’une belle sensibilité. On rit et on pleure au fil du récit.

« Rire du temps qui passe, rire avec le soleil, rire de la vie…»

Le vieux qui déjeunait seulEt puis on y parle aussi d’amour dans ce roman … 

« Hier je la trouvais jolie, ce soir je l’ai vue belle. Le vent quelquefois poussait une mèche de ses cheveux sur ma joue comme une caresse gonflant mon envie d’elle.  »

Tout comme un roman d’Agnès Ledig, c’est un livre « feel-good » qui se dévore, un coup de coeur qui chamboule.

Résumé : 
Clara, une jeune serveuse de 27 ans, se prend d’affection pour un vieux monsieur qui l’intrigue mais dont elle ne sait rien sinon que, chaque lundi, il déjeune invariablement à la même table et commande invariablement les mêmes plats, des poireaux vinaigrette et un bœuf carotte. Elle est loin de se douter qu’elle-même a piqué la curiosité de ce vieil homme éprouvé, dans son cœur et dans sa chair, par la vie. Derrière la gentillesse et l’éternelle bonne humeur de la jeune femme, il a décelé une faille, une blessure secrète. Et pour cause. Rongée par le poids de la culpabilité d’actes dont elle n’est pourtant pas responsable, Clara s’interdit d’être heureuse. Tout pourrait changer au contact de Clément, ce grand-père qu’elle se choisit. Avec Clara, il va retrouver la joie de vivre et l’allégresse de ses 20 ans. Avec Clément, elle va apprendre à (se) pardonner et à aimer.

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Cette entrée a été publiée le 24 août 2015 par dans Lecture, Roman, et est taguée .

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