Ma Bibliothèque Bleue

Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe. Jules Renard

Renaître de tes cendres

« Perdu dans ses pensées, à la recherche du bonheur sur lequel il n’arrivait pas à poser de nom, Léon se sentit seul. »

 

Le dernier roman de Dominique Lin ne parle pas seulement de résilience, il invite à la réflexion sur les manipulations de notre société, qu’elles soient commerciales ou pseudo-religieuses.
D’un genre résolument différent de « La Grande Borie », on sourit et l’on pleure des aventures de Léon, face à la mort et au chômage. L’auteur sait trouver les mots justes, le rythme idéal pour entraîner le lecteur sur une lecture d’un seul trait. Alors que l’écriture est présentée comme un outil d’aide au deuil, l’activité apporte une touche de tendresse au personnage et toute sa dimension humaine.

« Les mots se déversaient sur les pages comme les vagues sur le sable. Une force se libérait, véritable marée de phrases, de paragraphes, de chapitres. De phrases … il pensa à sentence en anglais. La sentence était rendue, il était condamné à écrire. Condamné, non, c’était un délice, une jouissance; une parenthèse s’ouvrait sur l’irréel. Il s’engouffra dedans, avide de retrouver les sentiers du plaisir. »

 

Un roman beau et profond qu’on peut lire et relire, « palais des mille et une promesse où le calife inondait de sa bonté les sujets venus demander audience. »

Lire les premières pages

 

Résumé :
Au bord du chemin social et économique, Léon se sent responsable de la mort de sa femme. Un emploi de commercial lui fait réaliser la manipulation mentale exercée par les formateurs. Il tire un parallèle avec l’embrigadement des sectes qui ont gâché sa vie. Diderot va l’accompagner dans sa compréhension du monde. L’écriture va l’aider à faire son deuil.

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Cette entrée a été publiée le 14 juin 2011 par dans Lecture, Roman, et est taguée .

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